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| Gravure de Francis Place, 1712 |
| buste à Greenwich | Plaque-souvenir Cloître de Westminster Abbey, Londres |
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| Tous les timbres représentés sur cette page ont pour source le site de Jeff Miller, hébergé par MacTutor |
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"Monsieur Cassini m'a fait la faveur de me confier ses relevés de la comète alors que je me préparais à quitter la ville; en plus des observations qu'il effectua à la date du (1681), il m'a soumis une théorie sur son mouvement, à savoir que la comète est celle-là même qui apparut à Tycho (Brahé) en l'an 1577, que sa révolution décrit un grand cercle dans lequel est comprise la Terre. " Edmund HALLEY
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À Paris, Lalande propose d'affiner la prédiction de Halley en exploitant le modèle approché qu'a donné Clairaut pour le problème des trois corps; il s'agit de prendre en compte les perturbations de l'orbite elliptique causées par Jupiter et Saturne; Newton lui-même en avait fait la suggestion à Halley. . Six mois de calculs intensifs «depuis le matin jusqu'au soir, quelquefois même à table» que Lalande mène avec la mathématicienne Nicole Reine Lepaute permettent à Clairaut d'annoncer, en , le retour de la comète pour le de l’année suivante. Ce sera le 13 mars 1759 ... un peu "en avance" donc, mais leurs calculs et cette prédiction constituent une première et essentielle vérification expérimentale du caractère universel de l'attraction newtonienne, en ce qu'elle corrige la simple ellipse képlerienne du système à deux corps Soleil-Comète. Et pour Halley, c'est la gloire d'avoir été le premier à voir juste, et d'accoler son nom à la comète qu'il est ... le dernier (d'une longue liste) à avoir vu! |
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| - Lalande, à l'Observatoire de Paris; - Clairaut, sur la façade de l'Hôtel de Ville de Paris. |
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| Gravure de George vertue d'après un tableau de Thomas Gibson, 1721 |
| Exemple de recueil d'observations. |
| Exemple de recueil d'observations. |
| Gravure de George vertue d'après un tableau de Thomas Gibson, 1721 |
| Gravure de George vertue d'après un tableau de Thomas Gibson, 1721 |
| "Le
22 Septembre Challis m'écrivit pour me dire que M. Adams me confierait
ses résultats sur l'explication des inégalités d'Uranus, par l'action
d'une planète extérieure. En Octobre, Adams m'a rendu visite, en mon
absence. Le 5 Novembre, je lui ai écrit pour lui demander si sa théorie
expliquait l'irrégularité du rayon-vecteur (aussi bien que celle de la
longitude). J'ai en vain attendu une réponse." G.B. AIRY, Autobiography, 1845
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"Après
avoir obtenu plusieurs solutions différant peu les unes des autres, en
prenant graduellement en compte de plus en plus de termes des séries
qui expriment les perturbations, je communiquais au Professeur Challis,
en Septembre 1845, les dernières valeurs que j'avais obtenues pour la
masse, la longitude héliocentrique et les éléments de l'orbite de la
planète supposée. Je communiquais le mois suivant, les mêmes éléments,
légèrement corrigés, à l'Astronome Royal. [...]Le résultat [de
nouvelles corrections] dont j'ai informé Mr Airy en Septembre de cette
année, apparurent plus satisfaisantes que les précédentes [....]
En Novembre 1845, M. Le Verrier présenta à l'Académie Royale des Sciences une investigation très complète, très élaborée de la Théorie d'Uranus, perturbée sous les actions de Jupiter et Saturne, mettant en lumière des inégalités jusqu'ici négligées; et en Juin de cette année, il la fit suivre d'un mémoire dans lequel il attribuait les perturbations résiduelles à l'action d'une autre planète, à un éloignement du Soleil deux fois plus grand que celui d'Uranus. Il trouva pour la nouvelle planète une longitude trèx voisine de celle que j'avais obtenu sous la même hypothèse. Le 31 Aiût, il présenta à l'Académie une recherche plus complète, dans laquelle il déterminait la masse et les éléments de l'orbite de la nouvelle planète, ainsi que des bornes pour la distance moyenne et la longitude héliocentrique. Je mentionne ces dates dans le seul but de montrer que mes résultats avaient été obtenus indépendamment et antérieurement à la publication de M. Le Verrier, sans l'intention de lui disputer sa juste revendication des honneurs de la découverte; car il n'y a aucun doute que ses recherches ont été publiées les premières, et ont conduit à la découverte de la planète par le Dr Galle; et donc les faits énoncés ci-dessus ne peuvent en aucune manière diminuer le crédit dû à M. Le Verrier." J.C. ADAMS, Sur les Perturbations d'Uranus, 13/11/1846
in Appendices to various Nautical Almanacs between the years 1834 and 1854 |
| Pour ceux que les
formules n'effraient pas... (niveau L1-L2, sinon, on peut sauter ce
cadre) Elle
a une forme explicite... relativement compliquée, puisqu'il s'agit
d'une intégrale fonction d'un paramètre (la variable d'intégration,t,signale
juste que l'on somme cete fonction de t, elle n'apparaît donc pas dans
le résultat. Par contre, la fonction sommée n'est pas la même si, par
exemple, x=2 ou x=3,
donc le résultat de l'intégration dépend de x.
Elle vérifie une équation différentielle très simple, mais très intéressante, l'équation d'Airy (évidemment!) y" = xy
On peut le vérifier formellement, par dérivation sous le signe intégrale. Attention cependant, la justification précise est un peu plus délicate, car l'intégrale est prise au sens impropre, ce qui empêche d'appliquer le théorème usuel de dérivation dominée. Enfin, il est vivement conseillé, pour alléger le calcul, de travailler avec la forme associée en exponentielle complexe! À partir de cette équation différentielle, on obtient facilement le développement en série entière de Ai. La seconde fonction tracée, Bi, forme avec Ai une base de l'espace des solutions, de dimension 2 (résultat classique, l'équation étant normaliséee). Vous trouverez sa forme explicite en intégrale dans la page Wikipedia: fonction d'Airy, ainsi que plein d'autres informations sur ces fonctions. Leurs aoolications ne se limitent pas à lOptique; elles interviennent aussi en Mécanique Quantique. En quoi est-elle emblématique des équations linéaires du second ordre? Voici quatre équations différentielles linéaires du second ordre, "ressemblantes" à première vue, en ce sens que les coefficients qui affectent la fonction inconnue n'ont rien de "sauvage". Elles ont pourtant un rapport bien différent au cours d'Analyse!
En effet, connaissant les fonctions élémentaires "de la calculette" (puissances, exponentielle et logarithme notamment), on trouve immédiatement les solutions de (1) (à coefficients constants) et de (3), qui s'y ramène (type d'Euler, ou recherche des solutions de type puissance). Rien de tel avec (4), celle d'Airy: le répertoire existant ne suffit plus, il faut de nouvelles fonctions! Mais si on est pas arrivé devant elle sans aucune information préalable, un théorème d'existence et d'unicité nous affirme qu'elle possède des solutions, et plus précisément que le problème de Cauchy en x0 y" =
xy ; y (x0) = u , y' (x0) = v
ou
plus généralement, a et b étant des fonctions continuesy" = a(x) y' + b(x) y ; y (x0) = u , y' (x0) = v
a, pour u et v donnés,
une solution unique sur l'intervalle réel.
C'est un résultat
puissant, puisqu'il permet, entre autres, de démontrer que l'ensemble des
solutions est un espace vectoriel de dimension 2,
dont une base est formée par les deux solutions associées
respectivement aux valeurs initiales (1,0) et (0,1). Et toujours
sans aucune expression explicite de ces solutions.
Cela s'applique à (4) pour les solutions sur ]-∞ , +∞[, mais, attention, seulement sur ]0 , +∞[ (ou aussi bien ]-∞ , 0[) dans le cas de (2): hors des hypothèses du théorème, on ne vous garantit plus rien! En quoi le programme actuel de Première et Terminale S tient-il sur du sabotage intellectuel sur l'exponentielle et le logarithme? [nous répétons ici, qu'on nous en pardonne, quelques arguments que nous avons plus longuement développés dans notre page Tsiolkovsky et le Logarithme. C'est que la question nous tient à cœur] Un tel résultat ne se démontre qu'avec des connaissances nettement plus approfondies que de simples calculs avec des formules. (Niveau Bac +2/+3). La résolution des équations d'ordre deux se situe donc à un échelon franchement supérieur à celles du premier ordre. Aussi, lorsqu'on voit le programme de première et terminale actuel, prenant pour définition de l'exponentielle un théorème d'existence et d'unicité admis pour le premier ordre
on est perplexe: quelle mouche a piqué les concepteurs du programme? Rien à redire sur la correction mathématique, bien évidemment, mais elle a trois défauts majeurs:
Si on aplatit tout, si on perd la vision de ce changement de niveau -et la définition actuelle nous paraît y conduire- on perd beaucoup dans l'apprentissage des mathématiques. Bien entendu, ceci est un avis personnel du Mathouriste, évidemment ouvert au débat si quelque auteur de ce programme, membre de commission, thuriféraire ardent découvre ces lignes et... souhaite défendre ce point de vue. De ceux à qui il a été imposé, il n'a encore rencontré personne qui ait envie de plaider cette cause; et il a essayé, en vain, de savoir qui avait lancé cette idée! Des pédagogues? Des didacticiens? |