Un peu de patience...
ce titre, sans doute incongru -mais c'est fait exprès!- sera bientôt
pleinement justifié. Mais commençons par le volet touristique...
n'est-ce pas 50% de la vocation de notre site?
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La route
qui mène de San Pedro de Atacama au Cerro Paranal s'étire à travers ce
haut plateau désertique. Elle réveille en vous des phrases que vous
n'avez plus prononcées depuis longtemps, des phrases de l'enfance qu'on
n'ose plus formuler à haute voix quand on est adulte, mais qui
teambourinent au fond de vous même:
"C'est encore loin? On arrive bientôt? Quand est-ce qu'on arrive?"
Comment, en effet, ne pas ressentir cette;impatience,
quand on sait qu'au bout, ce sera la découverte d'un des plus grands
observatoires astronomiques du monde, le Very Large Telescope, VLT pour les intimes?
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Enfin, l'Observatoire est annoncé!

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Et voici le carrefour où il faut tourner à droite pour grimper sur la colline.

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Dès le virage pris, l'observatoire apparaît: on distingue les quatre
bâtiments qui abritenr les grands téléscopes. En outre, on aperçoit
déjà sur limage de droite, deux des petits télescopes (les boules
blanches)
La montagne a été arrasée et nivelée pour installer l'observatoire,
installation de l'E.S.O. (European Southern Observatory), fruit de la
collaboration de olusieurs pays européens, et bien sûr, du pays hôte,
le Chili.
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Ces mêmes sensations émotionnelles, nous pouvons les ressentir à la
lecture d'un thriller passionnant... et bien documenté! L'action
commence justement par une arrivée au Paranal.

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"Après la portion raide aux
multiples virages, la route rectiligne du plateau de l'Attacama
s'ouvrait devant lui. Le paysagge avait changé, maintenant désertique
et minéral. [...] Les cailloux et les rochers sur le plateau
paraissaient autant de sentinelles protégeant des citadelles
invisibles. Mais l'homme n'était pas là pour contempler le paysage. Il
n'avait qu'une seule idée: arriver sur les lieux le plus vite possible,
de préférence avant la nuit. [...]
Après un virage serré en épingle à cheveiux, la dernière montagne
s'offrit à lui. Son regard vif accrocha un point au sommet, illuminé
par les lueurs du crépuscule. L'objectif était en vue. Il devina les formes blanches, géométriques, , alignées face au cosmos.
Après une denière montée, il arriva enfin sur le site. [...] Les quatre [télescopes] ressemblaient à des vaisseaux prêts à décoller.
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de toute façons, vous êtes fermement invité à vous faire lumineusement discret, afin de ne pas nuire aux observations!
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image E.S.O.
(source: panneau d'information)
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À cet endroit, la Terre frôlait l'Univers.
Soudain, un faisceau lumineux surgit d'un des bâtiments, pointant droit
vers les étoiles. L'homme comprit que c'était là qu'oil devait se
rendre et qu'il était temps d'arriver.
Il monta alors vers l'observatoire, tous feux éteints."
B. Sagaro, La Conjonction Dorée (Nouveaux Auteurs,
2020)
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photo prise par Alain Mauny, à San Pedro de Atacama
Il
a superposé deux clichés pris séparément du même point (avec, bien sûr,
des temps d'exposition différents, mais sans autre artifice), l'un du
ciel, barré en diagonale par la Voie Lactée, l'autre du groupe de visiteurs (voyage AFA)
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Pourquoi installer un observatoire à cet endroit?
Tout d'abord, parce que le ciel de l'Attacama est l'un des plus purs au monde,
presque toujours sans nuage. L'absence de précipitations est la cause
même du caractère désertique de ce vaste plateau. Et cela est lié à un
phénomène météorologique d'inversion des températures dans l'atmosphère
au dessus de la côte Pacifique, pourtant tout proche du Cerro Paranal:
elle bloque les nuages sur le littoral, assurant aisi un ciel
parfaitement dégagé. (clichés ci-dessous)
Par ailleurs, la pollution lumineuse en est absente, grâce à l'absence
d'installation humaine dans un vaste rayon autour du site.
La photo ci-contre, prise à San Pedro de Attacama, montre la
richesse en étoiles du ciel austral au desssus de ce plateau.s
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À la Découverte du Site
Aux quatre grands télescopes, fixes (dont les miroirs ont un diamètre de 8,2m), s'ajoutent quatre petits
télescopes auxiliaures (AT, miroirs de 1,8m) qui, contrairement à leurs grands frères,
peuvent être déplacés sur un système de rails selon deux directions
perpendiculaires; on remarque sur le plan cet ensemble de pistes en
avant des quatre UT.
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Prises au même endroit (à quelques mètres près), les images ci-dessus mettent en évidence le mouvement d'un des AT.
La disposition générale est mieux saisie... vue du ciel, le Mathouriste a donc emprunté à Wikipedia cette image
qui fait apparaître clairement les voies de déplacement des AT... ainsi
que la mer de nuages au dessus du Pacifique.30 positions différentes
sont possibles pour ces AT, selon les longueurs d'ondes des radiations
lumineuses (au sens large,i.e aussi bien dans le visible que
l'infra-rouge.ou l'ultra-violet) sur lesquelles travaillent les
chercheurs. Cela permet d'adapter à des bandes de longueurs d'onde un
paramètre fondamental, la base ou distance entre deux télescopes (voir à ce sujet le § Inteférer, plus bas.)
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Ci-dessous,
ce sont des êtres humains qui donnent l'échelle. Mais le but est de
montrer les portes géantes qui vont s'ouvrir pour pointer le télescope
vers le ciel. (et qui sont toutes ouvertes sur la vue générale,
dégégeant un vaste angle droit)
Et comme il faut pouvoir observer dans toutes les directions, le
télescope est posés sur une vaste plate-forme tournante, dont on voit
une partie du cercle frontière.
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À l'Intérieur
Il est temps de regarder de plus près les miroirs! Selon le principe
général d'un télescope, la lumière des étoiles est recueillie par un
vaste
miroir primaire (
M1 en abrégé), de forme concave, dont les rayons
réfléchis viennent frapper un
miroir secondaire (
M2 en abrégé), de plus
petite taille et placé au "sommet" du télescope.
Le
miroir M3, dans un plan incliné à 45°, renvoie le faisceau lumineux
reçu de M2 vers l'appareillage de détection. Le traitement va pouvoir
commencer!
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M3, au centre et juste au dessus de M1, ne se laisse pas facielement apercevoir!
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La lumière rerenvoyée par M3 est collectée par un appareil spécialisé, susceptible de changer selon l'étude menée.
Ci-contre, ce même dispositif , localisé sur l'ensemble.
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Pour vous aider à vous y retrouver avec une vue d'ensemble sur les 3 miroirs, nous avons emprunté un schéma du télescope à cette page du blog Cap sur l'Espace;
et nous l'avons légèrement colorisé pour mieux repérer les miroirs.
Pour le "collecteur de lumière" (voir ci-dessus) nous avons conservé la
couleur bleue qu'il a en réalité. Le schéma fait bien apparaître son
alignement horizontal avec M3.
Enfin, nous avons placé en regard la vue au plus grand angle quil nous
a été possible de faire sur place. L'angle de vue n'est toutefois pas
le même; le schéma montre le télescope (à peu près) tourné de 90° vers
la gauche par rapport à notre image.
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Source de l'image: Wikimedia Commons ( pour la page consacrée à ce type de télexscope)
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Maintenant que la vue
d'ensemble est claire -du mopns l'espérons nous!- Voici deux détails
techniques qui nous semblent particulièrement intéressants. Le Mathouriste
demande l'indulgence des astronomes amateurs (et a fortiotri des
pros!), pour qui ce qui suit est sans doute bien connu, mais il pense
aussi aux néophytes... dont il se sent lui-même plus proche!
1) Les quatre télescopes (identiques, rappelons le) sont du type Ritchey-Chrétien, variante du classique modèle Cassegrain.
Or, la différence intéresse le mathématicien! Dans les deux cas, on
associe M1 concave avec M2 convexe, et si l'innovation de Cassegrain
avait été le choix d'un M2 hyperbolique (M1 étant parabolique, pour
concentrer les rayons sur M2), c elle de Ritchey et Chrétien réside dans un M1 hyperbolique lui aussi!
Il serait mathématiquement plus correct de dire que chacun des deux miroirs est une portion d'hyperboloïde à deux nappes ( H2
pour les intimes), ùmais l'usage de l'adjectif pour caractériser la
forme de la méridienne de ces surfaces de révolution est plus rapide,
et sans ambiguïté.
Nous renvoyons les lecteurs aux pages Wikipedia mises en lien pour
satisfaire leur légitime curiosité sur les avantages optiques de cette
configuration, très largement adoptée dans les télescopes modernes.
Ainsi que ... l'inconvénient essentiel, à savoir le coût; lié à la plus
grande difficulté que représente le polissage d'un miroir hyperbolique.
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2) Autour
de M1, on perçoit un grand nombre d'appareils et de
câblages; on en devine également en dessous. En effet, la surface de M1
peut être légèrement déformée, par exemple sous l'effet de son poids et
de son inclinaison. Un ensemble de 150 vérins hydrauliques et 150
vérins électriques maintient la forme parfaite du grand miroir
primaire; c'est ce qu'on appelle un système d'optique
active.
(Attention! Ne pas confondre avec l'optique adaptative,
comme
le fit d'abord votre serviteur sur place... croyant à une mauvaise
traduction des guides. L'optique adaptative vise la correction des
déformations produites par les turbulences atmosphériques de la couche
d'air entre le téescope et ce qu'il observe: placer les téescopes en
hauteur, c'est bien mais cela ne suffit pas!)
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Fourier entre (enfin! enfin?) en scène
Interférer...
La puissance du VLT réside dans son fonctionnement en
mode interférométrique.
Il s'agit de coupler deux ou plusieurs UT afin d'obtenir de meilleures
images en "mélangeant" (ceci dit pour employer un mot simple et
compréhensible par tout le monde) les lumières (ou, plus
généralement, les ondes-pas forcément visibles (infrarouges,
radio...)- qu'elles reçoivent. Mais c'est loin d'être une simple
juxtaposition, un simple recollement comme pour une image panoramique!
Le processus est bien plus complexe, et son nom scientifique est
interférométrie.
Nous avons déjà rencontré cette technique dans nos pages consacrées aux
applications de la Transformation de Fourier, et un rapide coup d'œil
préalable peut s'avérer utile si ce mot ne vous dit rien. Le principe
est présenté dans la page
de la Cristallographie à l'Astronomie,
à consulter en premier: on y rencontre l'interféromètre de Michelson,
appareil incontournable des débuts de la méthode pour l'Astrophysique.
Toujours pour des recherches de spectres, qui permettent d'identifier
les composants des atmosphères lointaines, diverses applications sont
recensées dans la page
Joseph, Vénus, Mars et les autres. Seulement, le procédé va se compliquer un peu!
Première raison: l'interféromètre de Michelson divisait un
même
faisceau lumineux en deux, et faisait interférer les deux "moitiés"
pour produire un spectre. Il s'agit maintenant de faire interférer les
faisceaux recueillis par deux télescopes différents, dont
la distance qui les sépare, ou
base, joue un rôle essentiel. On parle d'ailleurs d'
interférométre à longue base, puisque
plusieurs dizaines de mètres séparent les deux sources.
UN faisceau divisé
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DEUX faisceaux issus chacun d'une UT
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source: page Wikipedia dédiée
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La mise en œuvre au VLT est un peu moins dépouillée! Le schéma du
dispositif montré aux visiteurs ne cache pas l'itinéraire complexe que
va suivre la lumière captée jusqu'à l'interféromètre : pour mettre
en phase les deux faisceaux, état indispensable à l'obtention des interférences, un long cheminement dans des
lignes à retard
faites de conduits optiques et de miroirs. L'ajustement doit être d'une
précision extrême, 0,05µm sir 120m! Il est réalisé par un
rétro-réflecteur sur rails (La photo ne comportant pas d'élément qui
aide à en estimer la taille, précisons quil mesure 2,50m de long pour
une masse de 250kg!)
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Source du schéma et des photos: E.S.O. (Les visiteurs ne sont pas admis dans les tunnels!) |
Vous trouverez sur le site de l'E.S.O. une courte mais éloquente
vidéo du chariot en mouvement.
Deuxième raison:
Dans le cas de la spectroscopie, on étudiait un signal fonction du temps
S = f(t),
pour en produire les composantes fréquentielles: il s'agissait donc
d'un problème unidimensionnel. Mais au VLT, on veut produire des images
des étoiles, de leur planètes; clairement, des objets à
deux dimensions! Les interférogrammes obtenus seront donc eux aussi des objets bidimensionnels.
... et décrypter l'Interférogramme
Mais, a-t-on envie de dire, la Transformation de Fourier, c'est
vraiment magique! Le principe est le même, et la formule à peine
différente en l'adaptant "en deux variables". Elle fait passer du
couple des coordonnées
(x,y) au couple des fréquences
(u,v) selon les notations consacrées par l'usage.
Et le retour est toujours aussi simple, avec un simple changement de
signe dans l'exposant. Et pour ceux qui sont sensibles à l'élégance des
formules, les voici ; les autres peuvent sauter l'encadré.
Transformation de Fourier à deux variables,
pour amateurs de (belles, non?) formules
|
Des formules de transformation
discrète, puis rapide s'adaptent sans difficulté. Puisque c'est la
nature qui se charge de la transformation directe dans
l'interférogramme, c'est une transformée inverse que l'on calculera.
Est-il utile de préciser que, vu le volume des données à manier,
les ordinateurs les plus puissants du monde ne suffiraien pas et que le recours à la Fast FourierTransform est une absolue nécessité?

VLT Lab, avec, au fond à droite, un petit télescope AT sur sa piste de positionnement
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Ambiance sérieuse et conviviale à l'intérieur
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Cela se fait au centre de
calcul, dans le... magnifique(???) bâtiment qui fait face aux quatre
tours (VLT lab, en
orange sur le plan, cf supra) que voici et dont l'ESO met aimablement
quelques photos à notre disposition, pendant le tour ou sur son site
web, puisque les visiteurs, là non plus, ne sont pas admis... alors que
c'est permis à ALMA, dépendant de ce même E.S.O. Mystère...
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Note rapide sur l'Instrumentation
Ce n'est ni de notre
propos , ni de notre compétence, de recenser ici tous les différents
instruments qui traitent les signaux optiques reçus; d'ailleurs le site
de l'E.S.O. le fait fort bien dans sa page
VLT Instruments:
ils sont nombreux et ont été conçus pour des programmes de recherche
bien pécis. Deux listes y sont présentées, l'une pour le fonctionnement
"classique" (un télescope, un instrument) et une autre, titrée VLT
I pour le fonctionnement
Interférométrique (plusieurs télescopes alimentant le même instrument); cette dernière comporte 4 noms:
GRAVITY
,
MATISSE ,
NAOMI ,
PIONIER . Ci-dessous, petite idée des dispositifs de recombinaison des faisceaux optiques en sortie des lignes à retard:

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sur PIONIER (source: ESO)
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sur GRAVITY (source: ESO) |
Comme son nom peut le suggérer, PIONIER est le premier instrument dans
lequel on an recomboné les faisceaux des 4 télescopes, en Octobre 2010.
GRAVITY a fait la première découverte d'étoiles orbitant au bord du
trou noir au centre de notre galaxie, et la
première observation directe
d'une exoplanète par interférométrie, en exploitant le
déplacement du
spectre par effet Doppler que nous avons évoquée plus en détails
dans cette autre page: ci-dessous, un extrait en iùages et un avis d'expert de l'Analyse de Fourier:

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" La perle de l’astronomie qu’est la découverte des exoplanètes repose
sur l’analyse de Fourier des spectres émis par les étoiles."
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Doppler, plaque-souvenir
sur sa maison à Prague
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GRAVITY a maintenant été "upgradé" en GRAVITY+ , intégrant notamment des corrections d'
optique adaptative.
Enfin, parce que tout évolue (et même très vite!), les premiers instruments ont été réformés: vous en touverez la liste dans
cette page de l'ESO, avec pour chacun un lien vers des détails.
Comme leurs grands frères,
les 4 petits téescopes (AT) peuvent également être couplés en mode interférométrique.
Une technique... aux antécédents très français!
NON !!!! Ne croyez pas qu'en
des temps très anciens, un vaisseau des Dieux ou des Géants fit
naufrage sur ce plateau de Haute Provence, abandonnant pour des siècles
ses précieuses amphores... Vous admirez le GI2T, c'est à dire le
Grand Interféromètre à deux Télescopes,
situé à 1300m d'altitude sur le plateau de Calern (au dessus de
Grasse), construit en 1985 à l'initiative de l'astrophysicien qui le
premier, a eu le premier l'idée révolutionnaire de substituer un
couplage interférométrique à un grand miroir... qu'on serait bien
incapable de construire à cette taille. .
Comme la spectroscoîe de Fourier avec Pierre Jacquinot et Pierre Connes,
l'idée d'un interféromètre à deux télescopes a un papa bien français,
Antoine Labeyrie
(né en 1943). Il a débuté en 1974 avec un prototype expérimental, l'I2T
(enlevez le G, vous comprendrez que sa taille est plus modeste) dont
une photo ancienne révèle l'aspect plutôt sommaire.
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L'essai fut néanmoins suffisamment concluant pour lancer le projet du
plateau de Calern; confié à l'architecte Anti Lovag. Lequel a relevé le
défi d'imaginer des bâtiments minimisant les turbulences atmosphériques
les environnant en concevant un assemblage de cylindres et de sphères
aussi insolite... qu'efficace.Cette courte vidéo de l'Observatoire de la Côte d'Azur vous offre une rapide visite guidée!
On n'y fait plus d'observations aujourd'hui, mais le centre est
toujours actif: on y pilote à distance un observatoire plus récent, CHARA,
qui dispose de 6 téescopes, avec des distances entre eux pouvant aller
jusqu'à 330m. Et devinez où il est situé: aux États-Unis, dans un
ensemble incluant le célèbre télescope du Mont Wilson!
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Image de vue aérienne, tirée de la vidéo mentionnée ci-dessus
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Les belles Découvertes au VLT
Il s'en fait, sinon tous les jours, du moins très fréquemment au VLT! Jugez-en par le rythme des
communiqués de presse
à leur sujet. Pour prendre un seul exemple (mais récent: 16/04/25),
celle d'une planète orbitant autour d'un système double... d
ans un plan perpendiculaire à celui des orbites du couple.
Du jamais vu, et des astronomes surpris... mais heureux! (
Communiqué complet ,
article détaillé de
ScienceAdvances (revue open access de l'AAAS)
source: ESO
Poursuivez les découvertes dans
cette page, et notamment le
Top 10
Con ALMA
< Très prochainement, sur cet écran! >
Et bientôt... l'ELT !
< Très prochainement, sur cet écran! >
Références
< à compléter! >
- T. KÖRNER, Fourier
Analysis (Cambridge University Press), particulièrement le chap. 95: The Diameter of Stars (Labeyrie's Method)
Poursuivre dans le Monde de Fourier...
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Harmonique... mais Pourquoi ce Nom? (Prélude à
la Théorie
Analytique, #0.1)
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Harmonique... en tambours et clarinettes (Prélude à la Théorie Analytique,
#0.2)
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Naissance des Séries
de Fourier
(Promenade dans la Théorie
Analytique, #1)
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Sphère, le Cylindre et les Autres... (Promenade dans la Théorie Analytique,
#2)
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de la Transformation
de Fourier
(Promenade
dans la Théorie
Analytique, #3)
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Fourier ! (Promenade
dans... la suite de l'histoire, #4.1)
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(Promenade
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dans... la suite de l'histoire, #4.3b)
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dans... la suite de l'histoire, #4.4)
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Gabor aux Ondelettes
(Promenade
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(Promenade
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du Refroidissement de la Terre à l'Effet de Serre (En lisant les Mémoires de 1824 et 1827)
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les Marées
(En bord de mer...avec de Belles
Mécaniques!)
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(Pré/postlude à la Théorie Analytique,
#0.3)
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dansles sommets... avec Giacometti!)
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(e est irrationnel... sa VRAIE preuve !)
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(une vie pour Fourier...)
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Biographique